Dérivée de la S 1000 RR dont elle reprend le bloc moteur, la S 1000 R occupe depuis plus d’une décennie le haut du segment des roadsters sportifs. Le millésime 2026 reconduit la base technique issue de la dernière génération, avec un moteur porté à 170 chevaux et un châssis pensé pour basculer facilement entre usage quotidien et sorties sur route sinueuse. Le tarif démarre à 17 000 euros en France pour la version de base.
Un quatre-cylindres directement issu de la supersportive
Le cœur de la S 1000 R reste un quatre cylindres en ligne de 999 cm³, dérivé du moteur de la S 1000 RR mais recalé pour offrir plus de coffre à mi-régime, un choix cohérent pour une moto destinée à un usage routier plus large que sa cousine carénée. Il développe 170 ch (125 kW) à 11 000 tr/min et un couple maximal de 114,7 Nm à 9 250 tr/min, avec une plage de couple élevée qui reste disponible sur une large fourchette de régimes, un atout appréciable en usage réel où l’on ne va pas systématiquement chercher la zone rouge.
La boîte six rapports est associée de série à l’assistant de changement de vitesse M, qui permet de monter et rétrograder sans débrayer ni couper les gaz, un équipement encore optionnel chez certains concurrents à ce niveau de gamme.
Un châssis pensé pour la polyvalence
Le cadre périmétrique en aluminium, hérité lui aussi de la RR, associe rigidité et légèreté. BMW propose la S 1000 R avec plusieurs hauteurs de selle possibles, de quoi s’adapter à des gabarits différents sans devoir changer de modèle. La suspension peut être équipée en option du Dynamic Suspension Adjustment, un amortissement semi-actif qui ajuste ses réglages en temps réel selon le mode de conduite sélectionné et l’état de la route.
Une électronique complète, avec la possibilité de monter en gamme
De série, la S 1000 R embarque l’ABS Pro sensible à l’angle, le contrôle de traction dynamique (DTC) et trois modes de conduite (Rain, Road, Dynamic) pilotés par une centrale inertielle à six axes. Les acheteurs qui veulent aller plus loin peuvent opter pour le pack Riding Modes Pro, qui ajoute le mode Dynamic Pro paramétrable, le contrôle du frein moteur et le launch control, des équipements habituellement réservés aux sportives pures.
Fiche technique
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Moteur | 4 cylindres en ligne, 999 cm³, refroidissement liquide |
| Puissance | 170 ch (125 kW) à 11 000 tr/min |
| Couple | 114,7 Nm à 9 250 tr/min |
| Boîte | 6 rapports, Shift Assistant M de série |
| Cadre | Périmétrique en aluminium |
| Freins | ABS Pro sensible à l’angle, étriers radiaux à l’avant |
| Réservoir | 16,5 litres |
| Poids tous pleins faits | 199 kg |
| Instrumentation | Écran TFT couleur 6,5 pouces |
| Prix (France) | À partir de 17 000 € |
Options et packages
La gamme d’accessoires M permet de faire évoluer sensiblement la moto : jantes forgées ou carbone pour alléger le train roulant, amortisseur de direction M, et selle sport. Ces éléments rapprochent la S 1000 R de sa déclinaison la plus radicale, la M 1000 R, vendue nettement plus cher et positionnée comme une quasi-sportive sans carénage plutôt que comme un roadster polyvalent.
Positionnement face à la concurrence
À 17 000 euros, la S 1000 R se situe nettement au-dessus des roadsters d’entrée et de moyenne gamme comme la Yamaha MT-09 SP ou la Kawasaki Z900, mais elle vise une clientèle différente : celle qui veut la puissance et la précision d’une supersportive sans le carénage ni la position de conduite couchée. Elle croise plus directement la route de la Ducati Monster SP, de la Triumph Speed Triple 1200 RS et de la KTM 990 Duke, avec l’argument d’un quatre-cylindres plus linéaire que les moteurs bicylindre ou tricylindre de ces rivales.
Pour un motard expérimenté qui roule autant sur route ouverte qu’à l’occasion sur circuit, et qui n’a pas besoin de la protection d’un carénage, la S 1000 R reste un choix cohérent : elle combine la mécanique d’une sportive avec une polyvalence que ses cousines carénées n’offrent pas.
À propos de Lucas Morel
Journaliste moto indépendant et passionné depuis l'adolescence. Titulaire du permis A depuis 2014, Lucas a roulé sur une dizaine de machines différentes, du roadster à la sportive. Amateur de voyages à moto et d'équipement technique, il teste régulièrement casques, intercoms, pneus et accessoires. Sa ligne éditoriale privilégie les essais terrain, les comparatifs détaillés et les conseils pratiques pour aider les motards à faire les bons choix.
« Plus qu'un équipement, une moto est une façon de vivre. »