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Harley-Davidson Nightster 2026 : fiche complète du custom Revolution Max à 11 390 €

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Camille Bernard

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Depuis son lancement en 2021, la Nightster occupe une place à part dans la gamme Sportster : c’est la seule à abandonner le vieux bicylindre à refroidissement par air pour le Revolution Max, le bloc liquide moderne développé avec Porsche Engineering. Pour 2026, la formule ne change pas dans ses grandes lignes, mais elle reste l’un des customs les plus accessibles du catalogue Harley-Davidson, à 11 390 € en France.

Le Revolution Max en version courte course

Le moteur qui équipe la Nightster est le Revolution Max 975T, un bicylindre en V à 60° de 975 cm³ refroidi par liquide, culasses à quatre soupapes par cylindre et double arbre à cames en tête. Cette version « T » développe 91 ch (67 kW) à 7 500 tr/min et 98 Nm de couple à 5 750 tr/min, une cartographie clairement orientée vers le couple à mi-régime plutôt que vers les hauts tours, cohérente avec la vocation route et ville de la machine.

La transmission est confiée à une boîte 6 rapports associée à une courroie crantée, sans embrayage antidribble annoncé sur cette version d’entrée. Le bloc sert également d’élément porteur dans le cadre, une architecture qui permet à Harley-Davidson de réduire le poids global de la moto par rapport aux anciens Sportster à moteur Evolution.

Un gabarit pensé pour l’accessibilité

La Nightster revendique l’une des hauteurs de selle les plus basses du segment custom, à 705 mm, un argument de poids pour les gabarits modestes ou les motards en reprise après une pause. Le poids tous pleins faits s’établit à 220 kg, dans la moyenne du segment mais loin des mastodontes du catalogue Harley comme la Fat Boy ou la Street Glide.

La fourche conventionnelle Showa de 41 mm à double valve de flexion (SDBV) équipe l’avant, une technologie qui ajuste l’amortissement en fonction de la vitesse de compression sans recourir à une cartouche séparée. À l’arrière, deux amortisseurs latéraux à ressort hélicoïdal complètent une partie-cycle simple mais efficace pour un usage route. Les pneus montés en 100/90-19 à l’avant et 150/80B16 à l’arrière confirment la vocation polyvalente plutôt que sportive de la machine.

Freinage et équipement de sécurité

Le freinage avant repose sur un étrier 4 pistons pinçant un disque flottant unique, complété à l’arrière par un étrier 1 piston sur disque plein. L’ABS est de série sur l’ensemble de la gamme, tout comme un système de surveillance de la pression des pneus (TPMS), un équipement encore rare sur ce segment de prix.

Fiche technique

CaractéristiqueHarley-Davidson Nightster 2026
MoteurBicylindre en V 60°, Revolution Max 975T, 975 cm³
Puissance91 ch (67 kW) à 7 500 tr/min
Couple98 Nm à 5 750 tr/min
Transmission6 rapports, courroie
Suspension avantShowa 41 mm, double valve de flexion
Suspension arrièreDeux amortisseurs latéraux
Freins avantÉtrier 4 pistons, disque flottant simple
Freins arrièreÉtrier 1 piston, disque plein
Pneus100/90-19 (AV) / 150/80B16 (AR)
Hauteur de selle705 mm
Réservoir11,7 litres (sous la selle)
Poids en ordre de marche220 kg
Prix (France)11 390 €

Instrumentation et connectivité

La Nightster embarque un écran TFT rond de 4 pouces (102 mm), lisible en plein soleil, avec connectivité Bluetooth et port USB-C pour la recharge. L’appairage avec l’application Harley-Davidson permet de suivre la navigation, les appels et la musique directement depuis le combiné, sans imposer un intercom pour les fonctions de base.

Compatible permis A2

Avec 91 ch d’origine, la Nightster dépasse largement le plafond de 35 kW (47,6 ch) imposé par le permis A2, mais Harley-Davidson propose un kit de bridage homologué chez les concessionnaires du réseau. C’est une option fréquemment choisie par les jeunes permis qui veulent démarrer directement sur une cylindrée qu’ils garderont après le débridage, plutôt que de revendre leur première moto au bout de deux ans.

Face à la concurrence

À 11 390 €, la Nightster se positionne au-dessus de la Royal Enfield Bullet 650, nettement moins chère mais aussi moins puissante et moins équipée en électronique. Elle croise plutôt le fer avec la Triumph Speed Twin 900 et l’Indian Scout Bobber, deux customs qui jouent la même carte du bicylindre moderne et de la ligne basse. Face à ces dernières, l’argument de la Nightster reste sa selle particulièrement basse et son écosystème de personnalisation, l’un des plus fournis du marché grâce au catalogue d’accessoires Harley-Davidson et à la scène custom qui gravite autour de la marque depuis des décennies.

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À propos de Camille Bernard

Passionnée de deux-roues et de mécanique, Camille a découvert l'univers moto sur circuit avant de se tourner vers le journalisme spécialisé. Elle suit particulièrement l'actualité des constructeurs, les nouveautés équipement et les évolutions réglementaires. Son approche se veut accessible, précise et orientée vers les besoins des motards du quotidien.

« Rouler mieux, c'est aussi mieux s'informer. »