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Kawasaki KLE500 2026 : le trail A2 qui remet la Verte dans la course

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Lucas Morel

Miniature

Le retour d’un nom a parfois plus de sens qu’un lancement entièrement nouveau. La KLE500 a quitté les catalogues Kawasaki au début des années 2000 ; la marque repart avec elle en 2026 pour s’installer dans un segment des trails accessibles en permis A2 qui n’a cessé de grossir.

Pourquoi maintenant ?

Le marché des trails A2 a changé de visage. Honda a longtemps tenu ce terrain avec la CB500X. Benelli, Royal Enfield, CFMoto, QJMotor ont tous posé un pied dans la catégorie ces dernières années. Kawasaki possédait dans sa gamme le bicylindre du Z500 et le savoir-faire chassis pour construire quelque chose de sérieux. Il manquait la volonté commerciale. Elle est là maintenant.

La KLE500 reprend le moteur bicylindre parallèle 451 cm³ du Z500, développant 45,4 CV et 42,6 Nm de couple. La puissance est contenue à 33,4 kW pour rester sous le plafond A2 (35 kW), et le ratio puissance maximale / puissance minimale reste inférieur à 2. La moto est donc A2 d’origine, sans manipulation nécessaire en concession.

Architecture et technique

Le cadre en acier haute résistance de type trellis est conçu pour l’usage mixte. Kawasaki a intégré des suspensions Kayaba à débattement généreux : fourche inversée à l’avant, monoamortisseur réglable en précharge à l’arrière. Les roues mesurent 21 pouces à l’avant et 17 pouces à l’arrière, montées en pneus aventure. La version SE adopte des jantes à rayons tubeless, plus légères et réparables sur le terrain.

La selle est posée à 860 mm du sol, une valeur cohérente avec les trails de moyen gabarit. La garde au sol est suffisante pour les chemins forestiers et les pistes légères, sans prétendre à l’enduro véritable. Ce n’est pas son registre.

Le poids en ordre de marche s’établit à 194 kg (175 kg à vide). Un sabot de protection métal est monté de série sur les deux versions. L’embrayage est du type assisté et antidribble, ce qui réduit l’effort au levier et sécurise les rétrogradages appuyés.

CaractéristiqueValeur
MoteurBicylindre parallèle, 451 cm³
Puissance45,4 CV (33,4 kW)
Couple42,6 Nm
Poids (en ordre de marche)194 kg
Hauteur de selle860 mm
Roues21” avant / 17” arrière
Vitesse maximale~160 km/h

Deux versions, deux usages

Kawasaki commercialise la KLE500 en deux déclinaisons distinctes.

La version standard s’affiche à 6549 €. Elle intègre les jantes à rayons classiques, le sabot métal, l’embrayage assisté et antidribble. Pour ce tarif, la dotation est déjà solide comparée à la concurrence directe.

La KLE500 SE grimpe à 7399 €. Elle apporte les jantes à rayons tubeless, des coloris exclusifs (blanc nacré, vert Kawasaki), et des suspensions recalibrées. Pour 850 euros supplémentaires, le gain s’adresse surtout aux voyageurs longue distance ou à ceux qui veulent passer régulièrement hors des routes goudronnées sans craindre les crevaisons.

KLE500KLE500 SE
Prix6 549 €7 399 €
RouesRayons (non tubeless)Rayons tubeless
ColorisNoir / gris carboneBlanc nacré, vert Kawasaki
Usage cibleRoute & gravel légerRoute, trail, voyage

Sur la route et en dehors

Les premiers essais presse, conduits à Almería, décrivent une machine progressive et rassurante. La position est droite, les commandes bien placées, la puissance arrive de manière linéaire sans à-coups. Pour un motard en début de progression ou un rider confirmé cherchant une seconde machine plus légère, la KLE500 répond à l’usage sans exiger d’engagement particulier.

En dehors des routes asphaltées, le comportement reste sain : centre de gravité bas, guidon large, freinage contrôlable. Elle n’est pas une GS 1250 Adventure et ne le prétend pas. En revanche, pour un week-end sur des pistes forestières ou des routes de montagne non entretenues, elle se montre à son aise.

Face à la concurrence

Sur le papier, la KLE500 se place directement face à la Honda CB500X, à la Benelli TRK502X et à la Royal Enfield Himalayan 450. Kawasaki coche des cases que plusieurs concurrentes ne couvrent pas à ce prix : roues 21/17 pouces, sabot métal de série, suspensions avec vrai débattement trail. La CB500X reste une référence de fiabilité et de réseau, mais elle perd du terrain sur les spécifications off-road.

Le réseau Kawasaki en France est dense, ce qui fera la différence pour les révisions et l’accessorisation, surtout pour les baroudeurs.

Pour quel motard ?

La KLE500 2026 couvre plusieurs profils clairement identifiés :

Le permis A2 récent qui veut une vraie moto de voyage, polyvalente et pas limitante. Le motard expérimenté cherchant une seconde machine légère pour les petites routes de montagne ou les escapades de week-end. Le commuteur qui emprunte parfois des routes non goudronnées et veut être à l’aise dans les deux registres. Le voyageur à budget serré qui n’est pas prêt à dépasser les 10 000 euros mais exige une moto taillée pour la distance.

Ce qu’elle n’est pas : une machine d’enduro, ni une routière autoroutière confortable à 180 km/h. Sa vitesse maximale d’environ 160 km/h la place dans un registre cohérent avec son positionnement. À condition d’acheter la moto pour ce qu’elle est, la KLE500 2026 est difficile à prendre en défaut dans sa catégorie.

#kawasaki#kle500#trail#a2#2026#adventure
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À propos de Lucas Morel

Journaliste moto indépendant et passionné depuis l'adolescence. Titulaire du permis A depuis 2014, Lucas a roulé sur une dizaine de machines différentes, du roadster à la sportive. Amateur de voyages à moto et d'équipement technique, il teste régulièrement casques, intercoms, pneus et accessoires. Sa ligne éditoriale privilégie les essais terrain, les comparatifs détaillés et les conseils pratiques pour aider les motards à faire les bons choix.

« Plus qu'un équipement, une moto est une façon de vivre. »